La note de dimensionnement est le document qui justifie la puissance de la pompe à chaleur installée. Elle part des déperditions du logement, calculées pièce par pièce, et montre que la machine choisie les couvre à la température extérieure de base, avec le régime d'eau que les émetteurs demandent.
Dans la grille d'audit QualiPAC air/eau, l'absence de calcul des déperditions et de note de dimensionnement est un écart majeur. C'est aussi la pièce qui protège l'installateur en cas de litige sur le confort ou sur la consommation.
Ce que la note doit contenir
1. L'identification
L'entreprise qui a réalisé l'étude (raison sociale, SIRET, qualifications RGE), le chantier (adresse, type de logement, surface chauffée), la date et un numéro de version. Une note sans date ni version ne permet pas de savoir si elle correspond au matériel posé.
2. Les hypothèses de calcul
- Température extérieure de base, avec la zone climatique et l'altitude retenues ;
- température intérieure de chaque pièce (19 °C, 20 °C, 22 °C en salle de bains selon les choix de l'étude) ;
- composition des parois et coefficient U de chacune ;
- ventilation (type de VMC, débits) et perméabilité à l'air ;
- traitement des ponts thermiques et des locaux non chauffés.
3. Les déperditions pièce par pièce
Pour chaque pièce : déperditions par transmission, par renouvellement d'air, et total en watts. Le total du bâtiment n'est pas la somme des pièces : les échanges entre pièces chauffées s'annulent et les infiltrations ne se cumulent pas. La méthode de la NF EN 12831 précise ces règles.
4. Le choix de la pompe à chaleur
La puissance de la machine à la température de base et au régime d'eau du chantier, pas sa puissance nominale à +7 °C. La note compare cette puissance aux déperditions et donne le taux de couverture, le point de bivalence et la puissance d'appoint éventuelle.
5. Les émetteurs
Pour chaque pièce, la puissance de l'émetteur existant ou prévu à la température de départ retenue. Si un radiateur ne suffit pas à 45 °C, il faut monter le départ ou changer l'émetteur : la note doit le dire, car c'est ce qui fixe le régime de la PAC et son ETAS.
Ce que l'auditeur vérifie
La grille QualiPAC air/eau contrôle notamment :
| Point de contrôle | Criticité |
|---|---|
| Existence du calcul des déperditions et d'une note de dimensionnement | Majeur |
| Puissance de la PAC au moins égale à 70 % des déperditions | Mineur |
| Puissance de la PAC au plus égale à 120 % des déperditions | Mineur |
| Puissance de la PAC au plus égale à 140 % des déperditions | Majeur |
| PAC et appoint électrique au plus égaux à 120 % des déperditions | Mineur |
| Note de dimensionnement des émetteurs | Mineur |
Le détail des seuils et des tolérances est expliqué dans notre guide de la grille d'audit QualiPAC. Vérifiez toujours la révision de la grille en vigueur auprès de Qualit'EnR.
Les erreurs les plus fréquentes
- Choisir la PAC sur sa puissance nominale. Une machine de 8 kW à +7 °C peut n'en fournir que 5 à −10 °C et 55 °C de départ.
- Oublier le régime d'eau. Des radiateurs anciens demandent souvent 55 °C ou plus à la température de base ; la puissance et l'ETAS de la PAC changent avec.
- Ajouter une résistance d'appoint « par sécurité ». PAC et appoint cumulés au-delà de 120 % des déperditions sont un écart de la grille.
- Une note sans date ni version. Si le matériel change après le devis, la note doit être rééditée.
Thermensio PAC produit cette note à partir du relevé du chantier : hypothèses, déperditions pièce par pièce, puissance à la température de base, émetteurs et contrôles de la grille QualiPAC, avec votre logo et un QR code de vérification.